Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère, en Indiana. Cette fois, c’est elle qui avait une question sur la NBA. Elle avait vu passer que Denver avait battu Chicago, cent trente-trois, cent vingt-huit, en pré-saison, et que Nikola Jokic avait passé le dernier quart-temps sur le banc à parler aux jeunes. Elle voulait savoir pourquoi un triple MVP se fatigue pour un match qui ne compte pas.
Je lui ai expliqué ce que j’avais lu chez BasketNews. Vingt-deux points, onze rebonds, dix passes, en vingt-six minutes. Puis, sur le banc, il a guidé ses coéquipiers dans les possessions, il a montré des détails tactiques. Un coach de plus. Quand on lui a demandé pourquoi, il a dit qu’il aimait gagner et qu’il aimait le basket. Et que les détails comptent chaque jour, surtout quand les jeunes jouent, qu’il aime les voir apprendre.
Let me tell you : en 2000, à Charleroi, ma première saison, il y avait un vieux du club qui restait au bout du banc pendant nos matchs amicaux. Il ne jouait plus depuis longtemps. Il me disait de me replacer, de faire le box-out, à chaque possession. Je trouvais ça trop pour un match de septembre. Vingt-six ans après, je fais pareil le dimanche à neuf heures avec mes U10. Ils ne m’ont rien demandé non plus.
Ma mère m’a demandé si les jeunes de Denver avaient défendu. J’ai dit que je ne savais pas, que l’article parlait des détails. Elle a dit que la défense, c’est un détail que personne ne regarde, sauf celui qui est assis au bout du banc.
Puis elle a dit : il fait ce que tu fais le dimanche, mais lui, on l’a filmé. Je n’ai rien répondu. Elle a dit : tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.





