Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère, en Indiana. C’est elle qui avait lu la nouvelle avant moi. La NBA va tester, pendant plusieurs matchs de présaison, un ballon connecté. Wilson l’a conçu, il a déjà servi à la California Summer League, et il a un capteur Bluetooth qui transmet des données en temps réel.
Elle voulait savoir à quoi ça sert. Je lui ai expliqué ce que dit la ligue : à terme, ces informations pourraient aider les officiels à trancher certaines situations, notamment les ballons déviés en touche. Et les arbitres auront un bracelet pour parler avec le centre de visionnage, en plus de l’oreillette d’il y a un an, pour les vidéos, le score et le chronomètre quand il se bloque.
Je lui ai raconté 2000. Ma première saison à Charleroi, une salle avec des lignes de badminton. Un ballon sort, personne ne sait qui l’a touché en dernier. L’arbitre regarde la table, la table regarde le coach, le coach me regarde, moi. J’avais vingt-deux ans, un sac et un contrat d’un an. J’ai levé la main et j’ai dit : c’est moi. On a perdu la possession. Mon coach m’a expliqué après qu’ici, on vérifie d’abord.
Let me tell you, un ballon avec un capteur aurait vérifié pour moi. Mais la NBA a dit que les données de présaison serviront uniquement à la recherche, sans aucun effet sur les sifflets ni sur les décisions. Les bracelets, pareil : pas en saison régulière, seulement pour voir si ça peut se faire en grand.
Ma mère a réfléchi. Elle m’a demandé si le ballon saurait aussi qui a défendu.
J’ai dit que non. Le ballon sait où il va. Il ne sait pas qui a fait le box-out.
Le ballon, non. La feuille, oui. C’est marqué.
Elle a dit : tu vois. Ils mettent du Bluetooth partout, et il faut toujours quelqu’un qui lève la main.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




