La NBA va tester un ballon connecté pendant la présaison. Il a été conçu par Wilson, il a déjà servi à la California Summer League, et il a un capteur Bluetooth qui envoie des données en temps réel. Un ballon qui parle. Chez nous, le ballon, il ne parle pas, il dort dans le filet du local, avec les chasubles, et il est un peu dégonflé depuis la Toussaint.
Il y a aussi des bracelets pour les arbitres. Ils pourront communiquer avec le centre de visionnage de la NBA, pour les révisions vidéo, les changements de score ou quand le chronomètre fait des siennes. Ça vient en plus de l’oreillette apparue il y a un an. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente : notre arbitre unique, il a un sifflet et le numéro de GSM de notre secrétaire. Quand le chrono plante, il appelle personne, il regarde Martine, enfin, notre dame de la table, et elle a déjà la feuille papier.
Moi, ce qui m’occupe, c’est le branchement. Un ballon Bluetooth, il faut bien le recharger quelque part, hein. Des bracelets pour trois arbitres, des écrans, un centre vidéo. Dans notre salle communale, il y a deux prises côté buvette : une pour le percolateur, une pour le frigo des jetons. Si on branche un bracelet, c’est le café qui saute. Et le samedi de jeunes, sans café, je ne sais pas tenir de neuf à dix-huit heures.
La NBA a bien précisé que les données serviront à la recherche, sans aucun effet sur les coups de sifflet. Ils testent, ils regardent, ils décideront après la présaison si ça vaut la peine en grand. C’est sage. Nous aussi, on a testé le nouveau thermos avant de le mettre en service.
Un ballon connecté, Chantal, je le présente dans le noir avec une petite lumière bleue qui clignote. C’est un moment.
Qu’il le présente. Moi, j’ai encore la rallonge à enrouler et la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




