Les Sixers ont battu Charlotte, cent neuf à cent quatre. Menés d’au moins dix points, puis plus menés du tout. C’est la quatrième fois cette saison, en sept matchs. Je note.
Tyrese Maxey a mis trente-huit points, à treize sur vingt-trois. Au moins quinze dans le dernier quart, pour la troisième fois de la saison. Sur une feuille, ça fait une colonne qui se remplit tard. Je connais. Chez nous, la colonne du quatrième quart, c’est celle où le bic à quatre couleurs passe au rouge parce que le bleu est fini.
Après le match, un journaliste lui a parlé d’une nouvelle victoire en remontée. Il a répondu en souriant, selon BasketNews : « Je ne veux pas faire ça. J’en ai marre. » Puis il a dit que ce groupe était fait de combattants, qu’ils étaient montés, descendus, revenus, et que le match n’est pas fini tant qu’il n’est pas fini.
Je suis d’accord avec la dernière partie. Le match n’est pas fini tant que la sirène n’a pas sonné. La sirène a sonné. Après, c’est de la conversation.
Pour la première partie, je ne peux rien pour lui. La feuille n’a pas de case pour la manière. Elle a une case pour le score à la mi-temps et une pour le score final. Entre les deux, chacun fait comme il veut, et moi je tiens le chrono. Un joueur qui gagne et qui se plaint du chemin, je n’en ai jamais eu à ma table. On se plaint plutôt du résultat, d’habitude.
Six victoires, une défaite. Ligne de feuille : victoire, remontée, joueur fatigué de remonter. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




