Mesdames et messieurs, dames en heren, c’est le moment. Philadelphie, mené de dix, revient, gagne cent neuf à cent quatre contre nos invités de Charlotte. Trente-huit points pour le numéro de la soirée. Quinze au moins dans le dernier quart. Troisième fois cette saison.
Le noir. Les deux projecteurs de la fancy-fair sur le rond central. Un blanc de deux secondes. Ty… rese… MAXEY ! [jingle]. Faites du bruit.
Voilà comment je l’aurais fait le samedi à huit heures et demie. Sauf que le quatrième quart, chez moi, c’est le moment où la sono a un avis. Elle me lâche toujours quand la remontée commence. Donc j’annonce la remontée a capella, et franchement le bruit est le même.
Ensuite, un journaliste lui a parlé d’une nouvelle victoire en remontée. Et lui, en souriant, selon BasketNews : « Je ne veux pas faire ça. J’en ai marre. » Un gars qui offre quatre fins de match comme ça en sept rencontres, et qui demande qu’on arrête. Moi je vis pour ces quatre minutes-là. Lui, il les joue, il a le droit d’en avoir assez.
Il a ajouté que le match n’est pas fini tant qu’il n’est pas fini, que son groupe est fait de combattants. Ça, c’est une phrase de speaker. Je la lui pique pour samedi.
Mais je retiens surtout sa demande. Un match où on mène du début à la fin, c’est quarante minutes sans moment. Si les Sixers veulent essayer, je leur prépare un jingle plus calme. Il existe. Je l’ai coupé en 2023, je ne l’ai jamais passé.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




