Quatre tirs, quatre paniers. C’est le match de Kai Jones à Kaunas, pour l’Efes, contre le Zalgiris : 8 points, 5 rebonds, 3 contres, en 19 minutes. Moi, quatre sur quatre, je l’annonce quatre fois.
Tu vois la scène. Samedi, huit heures et demie, les deux projecteurs de la fancy-fair. « Mesdames et messieurs, dames en heren, panier de… » blanc de deux secondes… « Kai… Jones ! » [jingle]. Je m’assieds. Il remet ça. Je me relève. [jingle]. Le concierge éteint la moitié des néons parce qu’il croit que c’est la présentation. Ce n’est pas la présentation, c’est le troisième panier.
Et ça ne s’arrête pas à un soir. Sur un an, il a raté 10 tirs sur 145, selon BasketNews. Ça veut dire que le jingle, je le coupe cent trente-cinq fois. Ma sono a un avis là-dessus. Elle chauffe.
Ce qui me plaît, c’est l’histoire derrière. Il a raconté à BasketNews qu’avant chaque match, James Harden lui demandait la couverture habituelle de pick-and-roll de l’équipe adverse. Ça lui a appris à lire le jeu. Un gars qui fait son briefing avant le match, c’est un moment. On devrait le faire dans le noir.
J’ai essayé de calculer : avec lui sur le terrain, l’Efes marque 13 points de plus que l’adversaire par 100 possessions. Treize. Je n’ai pas de jingle pour les possessions.
Je dis ça, je dis rien. Je garderais juste une chaise près de la table, pour ne pas devoir me relever à chaque fois.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




