Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. Elle regarde de l’EuroLeague maintenant, depuis que je lui ai montré comment trouver les matchs. Elle avait vu le nom de Kai Jones.
Je lui ai donné les chiffres. L’Efes a gagné à Kaunas contre le Zalgiris, il a fini à 4 sur 4. Sur un an, entre l’EuroLeague et le championnat turc, il a raté dix tirs sur 145. Selon BasketNews, personne n’avait jamais tiré à 92,1 % sur une saison d’EuroLeague avec au moins 50 tentatives, comme lui la saison passée.
Elle n’a pas demandé si quelqu’un avait défendu. Elle a demandé comment.
Alors je lui ai lu ce qu’il a raconté à BasketNews. Quand il jouait avec James Harden, avant chaque match, Harden lui demandait de venir lui dire quelle était la couverture habituelle de pick-and-roll de l’autre équipe. « Ça m’a aidé, parce que j’ai appris à lire le jeu », a-t-il dit. Et aussi : « Je crois que j’ai simplement mieux compris ce qu’il faut pour gagner. »
Let me tell you, ça m’a rappelé 2000. Ma première semaine à Charleroi, le coach m’a fait asseoir à côté de lui à la vidéo, une cassette, une télé sur un chariot. Il ne me demandait rien. Il me montrait où le ballon allait aller. Je croyais que j’étais venu pour marquer. J’ai appris à attendre.
Ici, on appelle ça lire le jeu. Mes U10 du dimanche matin, je leur demande juste de regarder avant de tirer. Ils trouvent ça long.
Ma mère a réfléchi. Puis elle a dit : il ne tire que quand il sait. Six tirs hors de la raquette en douze mois, il faut le dire, c’est ce que dit BasketNews.
Elle a dit : tu vois, c’est ce que je te disais à douze ans.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




