Fenerbahçe bat l’Olympiacos, soixante-quatre à soixante et un, après avoir été mené de seize points. Une remontée en EuroLeague, la revanche des demi-finales de l’an dernier. Et le coach, Sarunas Jasikevicius, dit à Eurohoops qu’il ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi laid.
Laid. Moi, une remontée de seize points, c’est le moment de l’année. Je l’aurais faite comme ça, samedi, à huit heures et demie :
« Mesdames et messieurs, dames en heren… les deux projecteurs de la fancy-fair s’allument… [jingle]… votre score final… soixante-quatre… soixante et un… faites du bruit pour… [deux secondes de blanc]… la remontée ! »
Puis je relis le coach. « Certains jours on joue beau, certains jours on joue laid. » Et là, j’ai un problème de programmation. J’ai un jingle pour la victoire. J’en ai un pour le panier à trois points, un pour le temps mort, coupé moi-même. Je n’en ai aucun pour la victoire laide. Personne ne m’en a jamais demandé un.
J’ai essayé avec la sono. La sono a un avis : elle a joué le jingle de la victoire tout court. Elle a raison, la sono. Le bruit est le même. Le tableau affichera la même chose.
Il a aussi dit que tout allait très mal, que l’Olympiacos punissait chaque erreur et que son équipe ratait ses tirs quand l’adversaire se trompait. Puis : « Nous avons gagné ce match avec notre caractère et notre conviction. » Ça, c’est une phrase de micro. Je la garde.
Fenerbahçe est premier ex aequo à six victoires pour une défaite, prochain arrêt Valence. Nos invités du soir, l’Olympiacos, cinq pour deux, iront à Istanbul contre Besiktas.
Laide ou pas, une victoire, je l’annonce pareil. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.




