Fenerbahçe a battu l’Olympiacos, soixante-quatre à soixante et un. C’était la revanche des demi-finales de l’an dernier. J’ai lu le compte rendu sur Eurohoops, la farde ouverte sur la table de la cuisine, le bic à quatre couleurs à côté.
Quatorze points après dix-huit minutes. Seize points de retard au plus fort. Puis la victoire. Je note.
Sarunas Jasikevicius a parlé après le match. Il a dit à Eurohoops : « Certains jours on joue beau, certains jours on joue laid. Je ne m’attendais simplement pas à ce que ce soit aussi laid. » Il a aussi estimé que son équipe avait été bien meilleure les vingt-cinq dernières minutes, et que les quinze premières étaient un désastre.
J’ai regardé ma feuille. Six colonnes. Points, fautes, temps morts, numéros, noms, minutes. Je les ai recomptées, au cas où la fédé en aurait ajouté une en 2022 sans me prévenir. Il n’y a pas de colonne pour le beau. Il n’y en a pas pour le laid non plus. Le score ne sait pas comment il a été marqué.
Chez nous, un samedi à huit heures et demie, un coach m’a dit un jour que son premier quart-temps ne comptait pas. Il comptait. Il était sur la feuille, en bleu.
Fenerbahçe partage la première place avec six victoires pour une défaite et va à Valence. L’Olympiacos est à cinq pour deux et va jouer Besiktas à Istanbul.
Soixante-quatre, soixante et un. Pas une ligne sur la manière. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.




