Kevin Garnett a choisi son équipe. Portland. Pas Minnesota, pas Boston. Il l’a dit en direct avec un streamer, N3ON, et BeBasket l’a écrit. Il a dit : « Je n’entraînerai jamais, mais si je pouvais entraîner une équipe ? Oui, Portland. J’aime Portland. »
J’ai lu la phrase deux fois à la cuisine, la farde ouverte à côté de la jatte. Elle commence par jamais. Elle finit par Portland. Entre les deux, un si.
Sur une feuille de match, il y a une case pour l’entraîneur. On y écrit un nom, avant le coup d’envoi, et l’entraîneur signe. Je n’ai jamais vu de case pour un entraîneur conditionnel. Je cherche encore.
Il a donné ses raisons. Il aime que Portland ait gardé plusieurs meneurs et arrières : Damian Lillard, Ja Morant, Jrue Holiday, Scoot Henderson. Il pense que le small ball va compter cette année, et qu’il faut du jeu extérieur pour battre les Spurs et OKC. Il garde son attachement à Minnesota, pour Anthony Edwards, et parce qu’il se dit un Timberwolf. Aux Celtics aussi, avec Jayson Tatum. C’est une composition complète. Il ne manque que la signature.
Portland a déjà un entraîneur, Micah Nori, qui répartira les responsabilités entre ses extérieurs. Lui, il est sur la feuille. En stylo.
Chez nous, le samedi à huit heures et demie, si un monsieur dans la tribune me dit qu’il coacherait bien, mais jamais, je le remercie. Je ne note pas. La tribune n’a pas de colonne.
S’il cherche un banc où on ne signe rien, j’en ai un à la buvette, hein.
Il dit aussi qu’il y a quelque chose chez les Blazers qu’on n’a pas encore vu. Moi non plus. Je note quand ce sera sur le terrain. Case entraîneur : Nori. Case Garnett : vide, au bic noir.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.




