Kevin Garnett dit qu’il n’a pas la patience d’entraîner. Il l’a dit en direct avec un streamer, N3ON, et je l’ai lu sur BeBasket, à la buvette, entre deux jetons. Il préfère enseigner. Entraîner, pour lui, c’est davantage de la gestion. Il a ajouté un autre mot, plus imagé, que je laisse dans l’article.
De la gestion. J’ai posé la jatte.
Chez nous, le samedi de jeunes, de neuf à dix-huit heures, la gestion, c’est le thermos, la feuille de présence, le minibus qui démarre, le parent qui ne sait pas venir rechercher le sien avant six heures et le chauffage qui a décidé quelque chose tout seul. Au milieu de tout ça, quelqu’un fait aussi un peu de basket. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente : chez nous, celui qui enseigne et celui qui gère, c’est la même personne, et elle range les chaises.
Il dit quand même qu’il choisirait Portland. Il aime qu’ils aient gardé leurs meneurs et leurs arrières, Damian Lillard, Ja Morant, Jrue Holiday, Scoot Henderson. Quatre meneurs, hein. Chez nous, quatre meneurs, c’est quatre parents qui veulent conduire le minibus. Il faut une liste sur le frigo de la cafétéria.
Il garde un faible pour Minnesota, il se dit un Timberwolf, et pour Boston, avec Jayson Tatum. Ça, je comprends. On ne quitte jamais vraiment son club. Moi, ça fait presque vingt ans.
Chantal, tu gères tout et tu enseignes aussi : tu as montré à mes U10 comment on plie une tribune.
À Portland, c’est Micah Nori qui s’en occupe. Je lui souhaite quelqu’un pour la feuille de présence. Moi, j’ai encore les chaises du badminton à ranger, et la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.




