Un match 6 de Finals. Les Golden State Valkyries mènent 3-2, il leur manque une victoire pour un tout premier titre. Atlanta Dream reçoit. Et c’est un jeudi, à 12h30, heure locale, parce que la State Farm Arena n’était libre à aucun autre moment.
Douze heures trente. Je ferme les yeux et je refais l’entrée. Mesdames et messieurs, dames en heren, c’est le moment. Noir complet. Sauf que c’est midi. Le soleil est sur le parking, les gens ont encore leur sandwich, et le noir, il faut le gagner contre la journée. Moi, je le perds déjà le samedi soir contre un concierge. [jingle]. Deux secondes de blanc. Faites du bruit pour vos Valkyries et votre Dream !
Et les fans de Golden State, dont la base est San Francisco ? Pour eux, 12h30 à Atlanta, c’est 9h30. Une présentation à neuf heures et demie, je l’ai faite une fois, pour un tournoi de jeunes. La sono avait un avis : elle n’était pas réveillée non plus.
Le Dream joue d’habitude à la Gateway Center Arena, 3.500 places. Pour les grands matchs, il monte à la State Farm Arena, 17.000 places, la salle des Hawks. Là, la saison NBA a commencé et des concerts sont prévus. Dans une lettre ouverte, le club met ça sur le dos de la WNBA, qui n’a pas encore réagi officiellement. Il a écrit, rapporte Sporza : « Peut-être que personne n’avait envisagé que nous atteindrions les Finals ? Mais nous y sommes bel et bien, et nous avons mérité notre place. » Ça, c’est une phrase d’entrée de match. Je la mettrais avant le prénom.
Le moment que je n’arrive pas à refaire, c’est après. Si Golden State gagne, la salle doit être transformée tout de suite : les Hawks jouent quelques heures plus tard. Un titre, les confettis, et déjà les gars qui roulent le parquet derrière. Moi, chez nous, on a le terrain jusqu’à dix heures et demie et je fais durer la musique jusqu’à la dernière chaise.
Je dis ça, je dis rien. Un premier titre mérite au moins la chanson entière.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




