Fenerbahçe a perdu nonante-cinq, septante-six à Madrid jeudi soir. Mardi, c’était quatre-vingt-six, septante-huit contre Valence. Deux défaites en trois jours, une double semaine sans victoire, six victoires et trois défaites. Je note.
Après le match, Sarunas Jasikevicius a dit à EuroLeague TV que son équipe n’avait pas d’identité en tant qu’équipe. « Nous sommes une bande de très grands noms », a-t-il dit. Il a ajouté qu’il fallait trouver une façon de jouer les uns pour les autres, que individuellement on pouvait faire beaucoup de choses, mais que ce n’était pas ça qui ferait le travail.
J’ai lu ça le vendredi, la farde ouverte sur la table de la cuisine. Un entraîneur qui dit lui-même ce que la feuille dit déjà. C’est rare. D’habitude, il faut attendre le comité provincial.
Sur ma feuille, il y a une case pour le nom. Une case pour le numéro. Une pour les fautes. Les noms, je les écris tous en entier, et je corrige quand ils sont mal orthographiés. Mais il n’y a pas de colonne pour l’identité. La fédé ne l’a pas prévue, ni en 2022 avec la tablette, ni avant sur papier. Le score, lui, a sa colonne, et il est en bas, souligné deux fois.
La semaine prochaine, Fenerbahçe reçoit Baskonia. Une autre équipe espagnole, à domicile cette fois. La feuille sera vierge au coup d’envoi, comme toutes les feuilles. C’est ce que j’aime chez elle.
Ligne du jour : douze noms inscrits, une équipe à trouver, ballon à la table.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




