Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. Cette fois, c’est elle qui avait lu avant moi. Elle voulait que je lui explique le tanking.
Alors j’ai expliqué. Bub Carrington, arrière des Wizards, 21 ans, a dit dans une vidéo de WUSA9 que son équipe perdait pour avoir le premier choix de la draft, AJ Dybantsa. Il a mimé des guillemets. Il a dit, je traduis : « Ce n’est pas un secret. » Et sur les réseaux, des fans demandent à la ligue d’agir. Adam Silver a déjà proposé de grosses amendes et aplati les probabilités de la draft.
Elle m’a demandé si ça existait ici. Let me tell you, en 2000, à Charleroi, dans une salle avec des lignes de badminton, j’avais un contrat d’un an. Un an. On ne perd pas exprès avec un contrat d’un an, on perd tout seul, et on vérifie d’abord si c’est vrai. Il n’y avait pas de draft, juste un minibus et un coach qui criait « box-out ».
Puis elle a posé sa vraie question : ce garçon, il jouait ?
J’ai regardé. Quatorzième choix en 2024. Les 82 matchs, deux saisons de suite. Dix virgule trois points de moyenne. Dans une équipe qui, selon lui, ne cherchait pas à gagner, il était là chaque soir. Les fundamentals, c’est ça aussi : venir.
Ma femme, qui écoutait depuis la cuisine, a dit que chez mes U10, un gamin qui vient à tous les entraînements, on lui donne le ballon du match.
Ma mère a réfléchi. Elle a dit : « Donc l’équipe visait le premier choix, mais lui, il est venu quatre-vingt-deux fois. » J’ai dit oui. Elle a dit : tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.



