Le 6 octobre 1993, Michael Jordan a annoncé qu’il arrêtait. Il a dit : « Je vais choquer le monde entier. Je vais quitter le basket pour aller jouer au baseball ». Une phrase pareille, ça ne se lit pas. Ça s’annonce.
Alors je la refais. Samedi, huit heures et demie, le concierge éteint la moitié des néons, c’est déjà ça. Les deux projecteurs de la fancy-fair sur le rond central. [jingle, version courte, coupée par moi]. Mesdames et messieurs, dames en heren, trois titres NBA, deux titres olympiques, numéro vingt-trois… Michael… JORDAN ! Il prend le micro, et il annonce qu’il s’en va.
Et là, mon problème. Je n’ai pas de jingle pour quelqu’un qui part. J’ai l’entrée, j’ai le « et uuun », j’ai la sirène de fin. Une sortie, personne n’a jamais monté la musique.
Dans son autobiographie de 1998, il explique qu’il préparait ça depuis l’été 1992. Plus d’un an de préparation pour une annonce. Moi, je prépare la présentation des cinq le vendredi soir et la sono a quand même un avis.
Quatre mois plus tard, il était dans l’organisation des White Sox, par un club affilié. Il a précisé que son but n’était pas d’être All-Star, MVP ou de frapper pour 30 %, mais d’évoluer dans la ligue majeure. Une deuxième présentation, donc, dans une autre salle, avec un autre speaker.
Annonce le 6 octobre, préparée à l’été 1992. Je note. Le micro, ce n’est pas ma colonne.
J’espère que le speaker du club affilié a fait le blanc de deux secondes avant le prénom. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.





