Le 6 octobre 1993, Michael Jordan a annoncé qu’il arrêtait. Trois titres NBA, deux titres olympiques. Je l’ai relu dans Basket USA, trente-trois ans plus tard, la farde sur les genoux.
Ce qui m’intéresse, c’est la minute. Dans « For the Love of the Game », paru en 1998, il explique qu’il avait préparé son départ dès l’été 1992. Un an et plus. Chez nous, un coach qui prépare son temps mort pendant un an, je le vois venir. Il se lève, il regarde la table, il se rassoit. Moi je garde le doigt sur le bouton.
Il a aussi dit : « Je vais choquer le monde entier. Je vais quitter le basket pour aller jouer au baseball ». Le baseball n’a pas de colonne sur ma feuille. Je n’ai rien contre. Je constate.
Quatre mois après l’annonce, il était dans l’organisation des White Sox de Chicago, par un de leurs clubs affiliés. Le propriétaire des White Sox, Jerry Reinsdorf, est aussi celui des Bulls. Même président, autre salle. Ça arrive. Chez nous, quand un joueur change de salle, il faut une licence et un mercredi soir au comité. Là-bas, il est entré par un club affilié. Une porte de côté, c’est quand même une porte. Je note.
Un seul propriétaire pour deux clubs. Moi, j’en ai un, et je n’ai pas fini de ranger ses chaises, hein.
Il a dit que son but n’était pas d’être All-Star, MVP ou de frapper pour 30 %, mais d’évoluer dans la ligue majeure. C’est honnête. Un objectif, une ligne. Je note.
Chrono arrêté le 6 octobre 1993, demande déposée à l’été 1992. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.


