« J’ai compris qu’on ne peut pas prendre seulement le basket. Il faut prendre la natation, le water-polo », a-t-il dit à Mozzart Sport. Il précise que la proposition venait du club, qu’elle n’a été qu’une réflexion, et qu’il se dit supporter du Partizan Belgrade : « Les supporters là-bas sont aussi proches qu’ici dans cette salle. »
Chantal a lu ça le matin, avec sa jatte de café, et elle a hoché la tête avant la fin de la phrase.
Chez nous, c’est pareil, hein. La clé de la salle communale, elle n’ouvre pas que le basket : elle ouvre le badminton, le volley, le local du matériel et le radiateur qui a ses humeurs. Tu veux le parquet le samedi soir ? Alors tu prends les trois jeux de lignes au sol et le filet qu’il faut redescendre. Personne n’a jamais reçu un hall rien que pour lui.
Elle dit que c’est la première fois qu’elle voit un propriétaire de grand club découvrir ce qu’une présidente de P2 du Condroz apprend le premier samedi : le basket ne vient jamais seul. Chez elle, il vient avec la buvette, les jetons, le minibus qui démarre et le tournoi de Pâques. Là-bas, il venait avec un bassin et des bonnets.
Elle ne juge pas le monsieur, elle le comprend. « Je ne suis pas jalouse, je suis présidente. » Elle trouve même qu’il a été raisonnable : quand on ne sait pas qui va fermer la porte de la piscine à minuit, on réfléchit deux fois. Elle, elle sait qui ferme. C’est elle.
Le reste de l’interview parle d’un maillot qu’il voudrait voir sur les épaules de Nikola Jokic, et de la NBA qui, selon lui, n’autoriserait peut-être pas. Chantal dit qu’elle comprend l’idée, mais que ce n’est pas son rayon : elle n’a jamais eu à demander une autorisation pour un joueur, seulement pour le chauffage.
Elle a encore les chaises de l’entraînement des U10 à replier, et la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




