Kevin Love s’est déplacé pour la fête de Kyle Lowry, retraité depuis peu, en attendant que les Raptors retirent son maillot. Il a pris la parole et a lancé : « C’est le jour de Kyle, mais ce n’est pas LeBronto, ça ? » Le surnom, ce sont les supporters de Toronto qui l’ont donné à leur équipe, après plusieurs éliminations de suite contre LeBron James en playoffs. La foule a hué. Love a répondu : « Je plaisante, je vous adore. »
Dimanche, après le dîner, Darnell a appelé l’Indiana.
Je lui ai raconté la scène. Un champion 2016 qui vient à la fête d’un ancien adversaire, qui dit une phrase, qui se fait huer, et qui corrige en dix secondes. En 2000, à mon premier vin d’honneur ici, j’avais préparé une phrase en français dans le minibus. Je l’ai dite. Personne n’a hué. Personne n’a compris non plus. Let me tell you : le silence, c’est plus long.
Sa mère a écouté jusqu’au bout, puis elle a demandé qui avait inventé le mot.
J’ai dit : les supporters de Toronto, eux-mêmes, après les playoffs contre LeBron. Elle a ri, et elle a dit : alors il a juste lu ce qu’ils avaient écrit. Elle a dit : tu vois.
Love a 38 ans et cherche une dix-neuvième saison en NBA. Selon un rapport de l’insider Jake Fischer, le Utah Jazz, où il a joué la saison dernière, s’est montré intéressé, mais le joueur privilégie une équipe candidate au titre. À Utah, il a tourné à 6,7 points, 5,8 rebonds et 1,8 passe décisive en 37 matchs. Cinq fois All-Star, champion NBA 2016 avec Cleveland.
Lowry, lui, attend sa cérémonie.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




