Le 7 février 2027, le Thunder retire le numéro 0 de Russell Westbrook, contre les Knicks, en télé nationale. Ça, c’est un moment. Pas besoin de me le dire deux fois.
Je l’ai déjà écrite, la présentation. Dans ma tête, au micro du samedi. Le noir. Le concierge éteint tout, pour une fois, même la moitié qu’il garde d’habitude. [jingle, version longue]. Mesdames et messieurs, dames en heren. Onze saisons. Deux cent neuf triple-doubles. Un MVP. Le meilleur marqueur de l’histoire de la franchise. Numéro zéro. Deux secondes de blanc. Russell… Westbrook !
Et là, la sono. Chez nous, elle a un avis, elle aurait coupé sur le zéro. Le Thunder a sûrement mieux.
Ce qui me plaît, c’est le numéro. Zéro, au micro, c’est le plus beau à annoncer : une seule syllabe en néerlandais, deux en français, pas de place pour se tromper. Le 4 de Nick Collison est déjà là-haut depuis mars 2019. Ça fera un zéro et un quatre. J’aurais fait un medley.
Shai Gilgeous-Alexander a dit : « Si cette ville est devenue ce qu’elle est, c’est en partie grâce à Russell Westbrook. Il mérite toute cette reconnaissance pour ce qu’il a accompli, sur le terrain comme en dehors. » Ça, c’est un discours. Je le passerais avant la musique, pas après.
Il y a un match après, Dimitri. Je note l’heure du coup d’envoi, pas celle du discours.
Elle a raison. Le match est à 21h30 sur la côte Est. Chez moi, trois heures et demie du matin. Le noir, il sera dehors aussi. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




