Trente general managers, un questionnaire de la NBA, et un nom qui revient partout. Victor Wembanyama : MVP à 77 %, joueur pour débuter une franchise à 93 %, casse-tête des coachs adverses à 47 %. Et son coéquipier Dylan Harper est le joueur le plus susceptible d’exploser, 27 %. Les Spurs favoris pour le titre, 50 %.
Moi je vois ça et je vois une soirée. Un résultat de vote, c’est une remise de prix. Et une remise de prix, ça se fait dans le noir.
Alors je l’ai écrite, pour samedi, entre l’échauffement et la présentation des cinq. Les deux projecteurs de la fancy-fair. Le concierge qui éteint la moitié des néons, comme d’habitude. [jingle, version courte]. « Mesdames et messieurs, dames en heren, avec septante-sept pour cent des voix des general managers… » Le blanc de deux secondes. « Victor… Wembanyama ! » Et là, rien. Il n’y a pas de trophée. La saison n’a pas commencé. Il n’y a personne à faire monter, pas d’enveloppe, et le neveu du président dans son costume de dinosaure qui me demande à qui il doit serrer la main.
Parce que c’est ça, le truc : la ligue la plus spectaculaire du monde publie un sondage d’avant-saison et ne fait pas de cérémonie. Elle publie des pourcentages. Des pourcentages, Mesdames et messieurs. Personne ne se lève pour des pourcentages.
Une remise de prix avant le premier match. Je note. Il me faut la colonne d’avant.
J’ai quand même gardé la séquence. Je l’ai juste rangée dans la farde de juin, à côté du jingle des playoffs. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




