Victor Wembanyama a passé plusieurs jours de son été avec Provence Rugby, un club de Pro D2 qui l’avait invité. Le club a publié les images. Harrison Barnes, son coéquipier aux Spurs, était aux mêmes séances. L’été d’avant, c’était environ deux semaines avec des moines Shaolin, en Chine. Cette année, il a aussi retravaillé avec Hakeem Olajuwon, deuxième été de suite, et joué les qualifications de la Coupe du monde avec la France.
J’ai lu tout ça et j’ai pensé à notre stage d’été, hein. Chez nous, le stage d’été, c’est la semaine où la commune repeint les lignes de badminton. La salle est fermée, alors on fait des tours du terrain de foot avec le minibus garé à côté, pour les gourdes. Le minibus, lui, il démarre.
Je ne suis pas jalouse, je suis présidente. Mais je vois bien la différence d’organisation. Lui, en un été, il a eu un club de rugby, une légende du basket et une équipe nationale. Nous, en un été, on a eu le concierge, qui est venu ouvrir une fois pour qu’on récupère les ballons.
Ce qui me touche, c’est le club de rugby. Il a invité un joueur de basket, et ensuite il a publié les images, en plus. Je connais ce travail : chez nous, les images, c’est la feuille de match postée en photo dans le WhatsApp du club. Personne ne l’applaudit. Je pense à celui ou celle qui a mis les images en ligne, chez Provence Rugby, avec une vraie tendresse.
Et pour être honnête avec mes bénévoles : l’an prochain, je ne promets pas les moines. Je promets que la salle sera ouverte en août, si les lignes sèchent.
Ce soir, j’ai encore la clé à rendre au concierge. Il ne l’a jamais publiée en images.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.




