Victor Wembanyama ôte ses chaussures le plus souvent possible. Il l’a dit à 60 Minutes, sur CBS, et RMC Sport l’a repris. Il est même allé à l’entraînement pieds nus, et un rookie des Spurs lui a dit qu’il ne savait pas qu’on pouvait simplement ne pas en porter. Chez nous, ça, on ne l’a jamais su, hein.
Parce que chez nous, des chaussures, on en a. Beaucoup. Elles sont dans la caisse en carton derrière la buvette, celle qui dit « objets trouvés » au marqueur. Il y a des chaussures de U10 dépareillées, une de volley, deux de badminton et une paire qu’on garde depuis l’Américain de 2009, arrivé avec un sac, reparti en février, et ses chaussures sont restées. Si Wembanyama passe dans le Condroz, il aura du choix. Il n’en voudra pas, il préfère les minimalistes, je respecte.
Il dit que les pieds jouent un rôle bien plus important qu’on ne le pense. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente : moi, je pense surtout au parquet. Une salle communale où tout le monde vient pieds nus, c’est le concierge qui ne dort plus, et le chauffage de janvier qui devient un sujet de comité. Il fait caillant, chez nous, au sol.
Je lui souhaite une salle chauffée. Et quelqu’un qui ramasse ce qu’on laisse sur le banc, parce que des chaussures ôtées, il faut bien que quelqu’un les ramasse.
Ce soir, je fais le tri de la caisse. La paire de 2009 reste. J’ai encore la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




