L’Olympiakos a gagné septante-trois, quatre-vingt-un, en Turquie, contre le Besiktas, promu cette saison. Six victoires en huit matchs. C’est marqué.
À la fin du troisième quart-temps, Sasha Vezenkov et son entraîneur, Georgios Bartzokas, ont échangé quelques mots sur un ton très vif. La discussion a continué pendant la pause. Je note la minute : fin du troisième quart. Puis la pause. La table, elle, attend la reprise.
Ce que les deux se sont dit, la feuille ne le sait pas. La feuille n’a pas de colonne pour le ton. Elle a une colonne pour les minutes. Vezenkov est resté sur le banc une grande partie du dernier quart et il est revenu à 1 minute 45 du buzzer. Vingt-quatre minutes au total, seize points, six sur onze, cinq rebonds, deux passes. Meilleur marqueur de son équipe. Je recopie, je ne commente pas.
Le samedi à huit heures et demie, dans le Pays de Herve, quand un banc discute fort, je lève les yeux une seconde. Puis je regarde le chrono. Le chrono ne discute pas. Moi non plus.
Après le match, Bartzokas a parlé des passes : « Si vous regardez le match, nous avons délivré 26 passes décisives, notre meilleur total de la saison en EuroLeague. C’est très important pour moi, car cela montre que nous voulions jouer ensemble, que nous voulons construire notre jeu sur notre esprit d’équipe. C’était essentiel pour gagner ce match. »
Il a raison sur un point au moins : les passes, elles, ont une colonne.
Vingt-six passes, chez nous, c’est un quart-temps de U10 qui ne veut pas lâcher le ballon, hein.
Donta Hall joueur du match, Tyrique Jones quinze points, Jaylen Nowell quinze pour le Besiktas. Prochain match, l’Olimpia Milan, à domicile. Passes décisives : vingt-six. Le reste, c’est de la conversation.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.



