Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère, en Indiana. Je lui ai raconté l’Olympiakos à Istanbul : septante-trois, quatre-vingt-un contre le Besiktas, un promu en EuroLeague. Six victoires en huit matchs, et quatre joueurs absents, dont Evan Fournier et Jean Montero.
Elle a d’abord voulu savoir pour la dispute. Parce que oui, à la fin du troisième quart-temps, Sasha Vezenkov et son entraîneur, Georgios Bartzokas, ont échangé quelques mots sur un ton très vif, et ça a continué pendant la pause. Le coach l’a laissé sur le banc une grande partie du dernier quart. Il est revenu à 1 minute 45 de la fin. Seize points, meilleur marqueur de l’équipe.
Let me tell you : en 2000, à Charleroi, mon premier coach m’a laissé sur le banc tout un quart-temps parce que je ne faisais pas le box-out. Je n’ai rien dit. J’avais un sac et un contrat d’un an. J’ai appris le box-out, et j’ai appris le « pas mal ».
Ma mère a dit : et le coach, qu’est-ce qu’il a dit après ? Je lui ai lu. Il a parlé des passes : « Si vous regardez le match, nous avons délivré 26 passes décisives, notre meilleur total de la saison en EuroLeague. C’est très important pour moi, car cela montre que nous voulions jouer ensemble, que nous voulons construire notre jeu sur notre esprit d’équipe. C’était essentiel pour gagner ce match. »
Il y a eu un 15-0 en première mi-temps et un 12-0 dans le dernier quart. Donta Hall a été joueur du match, six sur sept. Le dimanche matin, avec mes U10, on fait un exercice : personne ne tire avant trois passes. Ils détestent. Ils le font quand même.
Vingt-six passes et pas une seule pour la personne qui ferme la salle, hein.
J’ai demandé à ma mère ce qu’elle retenait, la dispute ou les passes. Elle a réfléchi. Elle a demandé combien il y avait eu de passes décisives de l’autre côté. Je ne savais pas. Elle a dit : alors tu sais quel chiffre le coach voulait que tu retiennes. Tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.



