Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. C’est elle qui a commencé. Elle avait lu que Ty Jerome, à Memphis, était le meilleur marqueur de la NBA. Cent quatre points en trois matchs. Elle voulait savoir si je le connaissais.
J’ai dit non. Let me tell you, je ne connais personne là-bas depuis 2000 : je suis venu à Charleroi pour un an, avec un sac, et j’ai arrêté de suivre les gens. Mais j’ai lu les chiffres. Quarante-cinq points contre le Jazz, record de Memphis pour un match d’ouverture. Vingt-huit contre les Warriors. Trente et un contre les Kings, cent vingt-trois, cent douze, avec six passes. Cinquante-six pour cent au tir. Le deuxième des Grizzlies à passer cent points en trois matchs, après Ja Morant.
Elle a fait « hm ». Chez ma mère, « hm », c’est une question qui arrive.
J’ai ajouté ce que Jeff Teague a dit, qu’il lui avait manqué de respect il y a deux ans et que maintenant « il met vraiment la misère aux gars ». Elle a aimé ça, quelqu’un qui reconnaît qu’il s’est trompé. Elle a dit que c’était rare.
Puis elle a posé sa question. Pas la défense, pour une fois. Elle m’a demandé contre qui. J’ai regardé. Trois équipes de l’Ouest, douzième, quatorzième et quinzième, et deux n’ont pas encore gagné un match. Ici, quand on gagne, on vérifie d’abord, et j’ai vérifié en direct, au téléphone, comme un Belge.
Je lui ai dit que le gars ne choisit pas qui est en face. En 2000, on jouait qui on jouait, dans une salle avec des lignes de badminton, et on gagnait quand on pouvait. Les fundamentals, c’est ça aussi : tu mets le ballon dedans, peu importe le maillot d’en face.
Elle a demandé la suite du calendrier. Utah le 27, Portland le 30, le Thunder à la maison le 7 novembre, Toronto le 10.
Elle a dit : rappelle-moi le 8.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.




