Ty Jerome, vingt-neuf ans, arrière à Memphis, est le meilleur marqueur de la NBA. Trois matchs, cent quatre points. J’ai lu ça à la buvette, le samedi de jeunes, entre deux jetons de café, et j’ai relu deux fois parce que le nom de Doncic venait après le sien.
Quarante-cinq points contre le Jazz pour commencer, record de Memphis en match d’ouverture. Puis vingt-huit contre les Warriors. Puis trente et un contre les Kings, cent vingt-trois, cent douze, avec six passes en plus. Trois victoires, aucune défaite.
Chez nous, quand un joueur met quarante-cinq points, il se passe une chose : la table manque de place sur la feuille et quelqu’un doit aller chercher un bic qui marche. Je ne sais pas qui va chercher le bic à Memphis. Ils ont sûrement quelqu’un. Je pense à cette personne-là, hein, celle qui n’est pas sur la photo.
Jeff Teague a dit qu’il lui avait manqué de respect il y a deux ans, et maintenant il dit : « il met vraiment la misère aux gars ». Ça, je connais. Notre Américain de 2009, au début, personne n’y croyait, et au troisième match tout le monde voulait lui payer une frite. Il est reparti en février, mais c’est une autre histoire, le chauffage.
On me dit que les trois équipes battues sont en bas du classement de l’Ouest et que deux n’ont pas encore gagné. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente : on ne choisit pas son calendrier. Le nôtre, c’est Ciney et Andenne, et le minibus démarre. Le leur, c’est Utah le 27, Portland le 30, puis le Thunder et Toronto en novembre.
Chantal, ma mère va demander qui a défendu. Prépare une réponse.
Je n’en ai pas. J’ai encore les chaises du samedi à replier et la clé à rendre au concierge.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.




