Je lis BasketNews le dimanche, entre le thermos et la caisse des jetons. Selon eux, Domantas Sabonis voudrait quitter les Sacramento Kings. Tim MacMahon, d’ESPN, parle d’une situation de plus en plus difficile. Il a dit : « Pour être tout à fait franc, Sabonis veut partir, et s’ils peuvent l’échanger, ils le feront. Donc il n’est pas content. C’est une mauvaise situation. »
Ce qui m’a arrêtée, c’est un détail. Pendant l’intersaison, il avait changé de représentation, un nouvel agent, Aaron Mintz, de CAA. Et ça, déjà, ça avait fait parler. Je comprends. Chez nous, quand on a changé de sponsor friterie, tout le village a cru que le club déménageait. On a juste changé de sauce sur les cornets du tournoi de Pâques.
Et puis il y a le mot de Brian Windhorst : un échange doit « avoir du sens » pour Sacramento. Ça, c’est un mot de présidente. Je l’utilise à chaque assemblée. Le nouveau filet doit avoir du sens. Le deuxième thermos doit avoir du sens. Le minibus, lui, a du sens depuis 2011, et il démarre.
Je ne juge personne, hein. Les deux parties semblent d’accord pour se quitter, et c’est la plus gentille des séparations : celle où on cherche encore qui reprend la clé. Cet été, selon les informations, ils avaient pensé à Detroit, pour Jalen Duren. Detroit n’était pas intéressé. Chez nous, on appelle ça un tour de tombola sans gagnant.
En 2000, on m’a transféré avec un sac. Le sac a eu du sens.
En attendant, il joue, seize points, quinze virgule huit rebonds, sept virgule trois passes. Il fait le travail en attendant qu’on décide. Je connais ça, je suis présidente. J’ai encore les chaises à ranger.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




