Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. Elle regarde Orlando, alors elle avait vu le match contre Cleveland. Elle avait une seule chose en tête : le dunk de Noah Penda.
Je lui ai raconté ce que j’avais lu chez Basket USA. Il s’élève près du cercle, il dunke. En redescendant, il est encore suspendu à l’arceau, et le ballon, qui n’avait pas complètement traversé le filet, rebondit sur sa tête. Il remonte, il repasse dans le cercle. Les arbitres sifflent une « basket interference ». Les deux points sont annulés.
Elle m’a demandé comment on pouvait interférer sur son propre panier. Je lui ai parlé de la règle 11 : on ne touche pas le ballon dans le cylindre au-dessus du cercle, on ne l’empêche pas de traverser complètement le filet. Il n’avait aucune intention de le faire. Le contact était involontaire. C’est sanctionné pareil.
Let me tell you, ça m’a rappelé ma première saison à Charleroi, en 2000. Une salle avec des lignes de badminton, et un filet si serré que le ballon restait coincé dedans. L’arbitre attendait qu’il tombe avant de compter. On appelait ça de la patience. Personne n’avait de règle 11, on avait un manche à balai.
Puis ma mère a posé sa vraie question. Pas sur le dunk. Elle a demandé ce qu’il avait fait du reste de ses minutes.
J’ai lu : cinq points, quatre rebonds, trois passes, une interception, un contre, en quatorze minutes. Deuxième saison à Orlando, il veut une plus grande place dans la rotation.
Elle a demandé s’il avait défendu. J’ai dit : une interception, un contre. Ici, on dirait « pas mal », et on le dirait doucement.
Elle a dit : on se souviendra du dunk, l’entraîneur se souviendra du contre. Tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.



