Quatre sur quatre en EuroLeague pour le Panathinaikos. Paris, l’ASVEL, le Maccabi, le Fenerbahçe, et à chaque fois au moins dix-huit points d’écart. Personne en face n’a atteint les quatre-vingts. Ça, c’est un départ. Le meilleur du club depuis 2007-08.
Et là, le propriétaire, Dimitris Giannakopoulos, écrit sur les réseaux sociaux qu’il n’y aura logiquement plus jamais de raison de s’asseoir au bord du terrain. Plus jamais. En aucune circonstance. Il ajoute qu’Obradovic enseigne comment on jouera au basket pendant les dix prochaines années.
Tu sais ce que c’est, ça ? C’est une sortie. Et une sortie, ça se présente. Un post sur les réseaux, c’est pas un moment. Donne-moi trente secondes de temps mort et les deux projecteurs de la fancy-fair.
« Mesdames et messieurs, dames en heren. Quatre matches, quatre victoires, au moins dix-huit points d’écart à chaque fois. Ce soir, il annonce qu’il n’aura plus jamais besoin de s’asseoir au bord du terrain. Faites du bruit pour la chaise vide. [jingle] Et pour celui qui la laisse… » Blanc de deux secondes. « …Dimitris Giannakopoulos ! »
Dans ma salle, ça, c’est le moment où je demande le noir. Le concierge éteint la moitié des néons. La moitié de la tribune voit la chaise, l’autre moitié voit le concierge. La sono a un avis : elle relance le jingle de l’entrée au lieu de celui de la sortie.
Après, je présente le coach, parce que c’est lui que le propriétaire remercie. Zeljko Obradovic, numéro un sur le banc, poste : celui qui fait que les autres se lèvent.
Il dit aussi qu’on racontera cette saison aux petits-enfants, quels que soient les résultats. Moi, je raconterai qu’un homme a quitté sa chaise et que personne n’a éteint la lumière. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




