Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. D’habitude c’est elle qui me demande un score de NBA. Cette fois, c’est moi qui avais une histoire, et elle venait d’Athènes.
Le Panathinaikos a commencé l’EuroLeague à quatre victoires, zéro défaite. Paris, l’ASVEL, le Maccabi Tel Aviv, le Fenerbahçe. Chaque match gagné de dix-huit points ou plus. Le meilleur départ du club depuis 2007-08. Et aucun des quatre adversaires n’a marqué quatre-vingts points.
Ma mère n’a pas demandé le nom du meilleur marqueur. Elle a demandé si quelqu’un avait défendu. J’ai dit : maman, c’est justement ça, l’histoire. Personne à quatre-vingts. Quatre fois.
Let me tell you, en 2000, à Charleroi, j’avais un coach qui disait que l’attaque fait vendre les billets et que la défense fait rentrer les gens à la maison contents. Je ne l’ai pas cru tout de suite. J’ai mis un an à comprendre, et puis je suis resté vingt-cinq.
Alors je lui ai raconté le reste. Le propriétaire, Dimitris Giannakopoulos, a écrit sur les réseaux sociaux qu’il voyait quelque chose de grand se construire, qu’il n’y aurait plus jamais de raison de s’asseoir au bord du terrain. Il a salué le travail du coach, Zeljko Obradovic, en disant qu’il enseigne comment on jouera au basket les dix prochaines années.
Ma mère a réfléchi. Elle a demandé pourquoi un homme qui a la meilleure place de la salle annonce qu’il n’en a plus besoin. J’ai essayé de répondre. J’ai parlé de confiance, du coach, des fundamentals. Ici, quand on gagne, on vérifie d’abord ; là-bas, le tableau d’affichage a vérifié quatre fois, à dix-huit points d’écart au moins.
Elle m’a laissé finir. Puis elle a dit : quand la défense est bonne, le patron peut rentrer à la maison. Tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




