La NBA a dévoilé ses trente parquets de NBA Cup, et ils ont écrit un slogan par terre. Dans les coins. « 30 équipes. 8 qualifiées. 1 champion. » Un slogan. Au sol. Où personne ne le dit à voix haute.
Tu vois le problème. Un slogan, ça se crie. Alors je le fais, comme un samedi à huit heures et demie, les deux projecteurs de la fancy-fair allumés, le concierge avec sa moitié de néons.
[jingle] Mesdames et messieurs, dames en heren, c’est le moment. Trente équipes… huit qualifiées… et un… [blanc de deux secondes] … champion ! Faites du bruit.
Voilà. Ça, c’est un slogan.
Le reste, je dois dire, ils l’ont soigné. Parquets entièrement peints, couleurs de la franchise, le nom en lettres géantes de chaque côté façon vestes « End of Ordinary », le logo au centre avec le trophée, et le trophée encore dans les raquettes. Les couleurs choisies pour contraster avec les maillots « Statement Edition ». Ça, c’est de la mise en scène. J’aurais pu faire une présentation des cinq rien que sur le rond central.
Et le 30 octobre, ça part, avec notamment les Knicks, tenants du titre, contre les Sixers, puis Lakers contre Warriors. Des sols neufs dès le premier soir. Moi j’aurais mis le slogan dans la sono avant l’entre-deux.
Chez nous, au sol, on a trois jeux de lignes et zéro phrase. J’ai demandé au président si on pouvait écrire quelque chose dans les coins. Il m’a demandé ce que dirait le badminton.
Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




