Septante-huit, septante-huit. Quelques secondes à jouer. Donar Groningen reçoit Leuven Bears, deuxième journée de BNXT League. J’ai lu le récit sur Sporza, le soir, la farde encore ouverte sur la table de la cuisine.
Alex Merkviladze, joueur géorgien de Groningen, a décidé de tirer depuis sa propre moitié de terrain. Le tir est entré à la sirène. Quatre-vingt-un, septante-huit.
Chez nous, une fin de match à égalité, c’est le moment où le coach cherche son temps mort et où je cherche le bouton. Là, le récit tient en trois mots. Un ballon, une sirène, trois points. Je n’ai jamais vu une fin de match aussi courte dans une colonne.
Je note quand même la seule question que la table se pose dans ces cas-là : le ballon avait-il quitté la main avant la sirène. Sporza dit à la sirène, « op de buzzer », et en fait un des temps forts de la saison dès la deuxième journée. C’est marqué.
Deuxième journée. La saison vient de commencer, et la feuille a déjà sa ligne la plus courte. Mais je connais les parents qui tiennent le chrono le samedi. Un tir de cette distance, ils l’auraient regardé partir, et ils auraient oublié la sirène.
Le parent du chrono, chez nous, il aurait applaudi avant d’arrêter, hein.
Ligne de feuille : sirène, panier valable, trois points, plus personne ne revient dessus.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



