Houston a battu Boston cent neuf à nonante-trois, et le meneur des Rockets, Marcus Smart, jouait contre son ancienne équipe. Les Celtics l’ont laissé grand ouvert à trois points. Il en a mis deux de suite au quatrième quart-temps, puis il a levé les majeurs en direction de son ancienne équipe.
Je ne juge pas, je suis présidente, hein. Je connais les retrouvailles. Chez nous, quand un joueur part au club d’à côté et revient jouer contre nous, ça ne se règle pas avec les doigts. Ça se règle à la buvette, après, devant une jatte de café, avec quelqu’un qui dit « tu nous as bien eus » et quelqu’un qui répond « vous m’avez laissé tirer ». Et le lendemain, il revient chercher son essuie oublié dans le vestiaire.
Lui, il a expliqué à BasketNews que c’étaient des émotions accumulées et que des gars du banc avaient dit quelque chose, il ne savait pas qui. Alors il a répondu. Il a ajouté : « Ils savent ce que je peux faire. Je le leur ai rappelé ce soir. »
Ça, chez nous, c’est trois tombolas de rancune. Mais je vois ce qui manque dans une grande salle : il n’y a pas de buvette entre les deux bancs. Personne pour mettre une jatte de café devant chaque camp et dire « on se calme, la friterie ferme à onze heures ». Une ligue entière, et pas un comptoir pour se dire les choses en face.
Il a fini avec huit points, quatre rebonds et quatre passes en près de vingt minutes. Houston a gagné sept de ses huit premiers matchs, premier à l’Ouest. Je leur souhaite que ça dure, et qu’un jour quelqu’un serve le café entre les deux bancs.
Moi, j’ai encore les chaises de la buvette à ranger, et la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.



