Les Knicks ont publié un communiqué. Un rare, d’après BasketNews. Pour dire que les discussions avec Karl-Anthony Towns sur son extension attendront plus tard dans la saison. J’ai lu ça à la buvette, entre deux caisses de jetons, et j’ai pensé à notre panneau.
Chez nous, un communiqué, c’est une feuille A4 sur le panneau en liège, à côté du tarif des boulettes, avec une punaise rouge. Quand c’est important, deux punaises. Je ne sais pas combien de punaises il faut à New York pour annoncer qu’on ne dit rien encore, mais je pense que c’est beaucoup, hein.
Selon BasketNews, le propriétaire, James Dolan, aurait été agacé que le joueur parle en public de son extension qui n’avançait pas. Bobby Marks, cité par BasketNews, dit que la franchise ne veut pas « que ça devienne une distraction pour la suite ». Une distraction. Moi, ma distraction, c’est le chauffage. Il en a, des avis, et personne ne le met en pause jusqu’à plus tard dans la saison.
Et ils sont quatre à attendre : Towns, Josh Hart, Miles McBride, Tyler Kolek. Date limite le 30 juin. Quatre dossiers et une échéance, chez nous c’est la réunion de comité de juin, avec le thermos, où on reconduit tout le monde parce que personne d’autre ne veut. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente : je vois les communiqués et je ne dors pas.
Je leur souhaite une bonne saison, et quelqu’un pour décrocher la feuille du panneau quand ce sera signé. Ça se perd, ce geste. Moi, il me reste les chaises à ranger.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.



