Jalen Duren revient aux Detroit Pistons. Cinq ans. Son agent, Chafie Fields, l’a confirmé à Shams Charania, d’ESPN, jeudi tard dans la soirée. Quelques heures avant la date limite de la restricted free agency. Je note l’heure. Je note surtout qu’il n’y en a pas.
Chez nous, une date limite a une minute. La fédé veut la feuille avant minuit, la feuille arrive à onze heures cinquante-huit, parce qu’il drachait sur l’autoroute et que le capitaine visiteur cherchait son bic. Là-bas aussi, on arrive au dernier moment. Quelques heures avant la limite, sans minute. Avec un insider au lieu d’un capitaine.
Le règlement, je l’ai lu deux fois. Sans accord, le pivot de 22 ans signait une qualifying offer d’un an et devenait agent libre sans restriction l’été suivant, ou ratait peut-être la saison 2026-27. Une case cochée ou l’autre. Personne ne reste au milieu de la feuille.
En attendant, techniquement hors effectif, il a manqué la journée média de lundi et les premiers entraînements du camp. Chez nous, un joueur pas inscrit ne s’assied pas sur le banc. Il s’assied en tribune, avec sa veste, et il regarde. Là-bas, ils disent hors effectif. Ça tient dans la même colonne. Je trouve ça reposant.
Il sort d’une saison à 18,0 points et 10,2 rebonds, All-Star, All-NBA Third Team, dans une équipe à 60 victoires. Il rejoint l’effectif immédiatement pour la présaison. Une ligne de plus sur la feuille. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.



