Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. Elle avait vu passer le nom de Jalen Duren et elle voulait comprendre pourquoi tout le monde parlait d’un joueur de Detroit qui n’avait pas changé de club.
Je lui ai expliqué. Il était restricted free agent : les Pistons pouvaient garder la main. Il y avait une date limite. Sans accord, il signait une qualifying offer d’un an, et l’été suivant il devenait libre sans restriction. Ou il ratait peut-être la saison 2026-27. En attendant, techniquement hors effectif, il a manqué le media day et les premiers entraînements. Puis jeudi, tard dans la soirée, son agent a confirmé l’accord à ESPN : cinq ans. Quelques heures avant la limite.
Ma mère a dit : « Donc il a choisi cinq ans plutôt qu’un an. » Oui. Elle a dit : « Toi, tu avais pris un an. » Let me tell you, je m’en souviens : 2000, un sac, un contrat d’un an à Charleroi, une salle avec des lignes de badminton. Personne n’a attendu la date limite pour moi. Personne n’a appelé un insider. Le club m’a donné une clé du vestiaire et un plan de Marcinelle.
Je lui ai dit qu’il sortait d’une saison All-Star, All-NBA Third Team, dans une équipe à 60 victoires, et qu’il rejoignait l’effectif tout de suite pour la présaison. Elle a demandé s’il était content. J’ai dit que le noyau ne le disait pas, et qu’ici, quand on signe, on vérifie d’abord.
Elle a réfléchi. Puis elle a dit : « Un an, ça peut durer vingt-six ans. Cinq, on verra jusqu’où. » Elle a dit : tu vois. Ma femme, à côté, a hoché la tête. Elle a prolongé le mien sans agent.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.



