Mille deux cent quarante-deux matchs en NBA. Dix-huit saisons. Puis deux matchs à Black Fortress Tbilisi. Je note.
Quelque part en Géorgie, une table a tenu la feuille samedi. Quatre-vingt-deux, quatre-vingt-neuf contre TSU. En face du numéro de Dwight Howard, dix points, quatre rebonds, deux passes. La personne qui écrivait ne savait peut-être pas que c’était la dernière ligne. Le club l’a annoncé après. Chez nous, c’est toujours comme ça. On apprend que c’était la fin quand la feuille est déjà signée par les deux capitaines.
Au premier match, douze points, cinq sur huit, sept rebonds, trois contres. Deux feuilles en tout. Je tiens des fardes plus épaisses pour un U14 qui reste une saison.
Le reste ne rentre pas dans ma colonne. Huit All-Star, trois fois Defensive Player of the Year, une bague en 2020. Ça, c’est d’autres tables, avec plus d’écrans. Elles ont fait leur travail.
Je regarde la carrière comme une feuille. Taïwan, Dubaï, l’Asie, la BIG3, Tbilissi. Il a signé partout où il y avait une table. Je respecte ça. La table ne demande pas d’où vous venez, elle demande votre numéro.
Dernière ligne : Howard, dix points, sirène. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.


