Shai Gilgeous-Alexander, meneur du Thunder d’Oklahoma City, a dit au magazine TIME qu’il est le meilleur joueur de la NBA. J’ai lu ça dans BasketNews, la farde ouverte sur la table de la cuisine, le bic à quatre couleurs posé dessus par habitude.
Il a dit : « Je pense que je suis le meilleur joueur de la NBA. Je pense que la production que j’ai soir après soir est une production de meilleur joueur de la NBA. » Puis, sur l’efficacité, la même formule, et ceci : « J’ai eu ma part de victoires ces deux dernières saisons. »
Chez nous, le meilleur joueur ne se déclare pas. Il n’y a pas de case. Il y a les points, les fautes, les temps morts, et en bas la signature des deux capitaines. Après, plus personne ne revient dessus. Là-bas, on revient dessus tous les ans, sans feuille.
Dans la même interview, il parle des fans qui lui reprochent de simuler et l’appellent « foul merchant ». Il dit ne pas s’en offusquer. Je n’ai rien à ajouter. Une faute, c’est l’arbitre qui la siffle. Moi, je la note, au nom du joueur, dans sa colonne, et le joueur ne choisit pas le nom qu’on lui donne sur internet.
Il a conclu que si une narrative sur les réseaux sociaux est le pire que le jeu lui apporte, il prend ça « un million de fois sur un million ». Je ne connais pas la narrative. Je connais la sirène.
Meilleur joueur de la NBA : déclaré par l’intéressé, capitaine adverse absent. Feuille non signée.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.



