Dallas a coupé Jorge Diaz Graham jeudi. Environ cinq heures plus tard, le club a signé Guillermo Diaz Graham, son frère jumeau. J’ai lu ça chez Eurohoops, la farde ouverte sur la table de la cuisine, parce que c’est le genre de nouvelle qu’on lit avec un bic.
Eurohoops parle d’une manœuvre formelle de composition d’effectif. Un frère contre l’autre. Guillermo serait probablement libéré bientôt lui aussi, et les deux doivent jouer ensemble aux Texas Legends, en G League. Les Legends les avaient d’ailleurs pris en premier et en troisième choix de leur draft internationale. Je note.
Mercredi contre New Orleans, Jorge a joué douze minutes. Cinq points, trois rebonds. C’est marqué, et ça reste marqué : une feuille signée, après, plus personne ne revient dessus.
Chez nous, un changement de licence entre deux matchs, c’est un mercredi soir, un formulaire et un comité provincial avec une jatte de café. Là-bas, cinq heures. Je ne suis pas contre la vitesse. Je regarde ce qui bouge sur la feuille. Le nom de famille ne bouge pas. Le numéro de colonne non plus. Il reste à barrer cinq lettres et à en écrire neuf, avec le bic bleu, proprement.
Vendredi, il y a les Atlanta Hawks pour finir la présaison. Mercredi prochain, Houston. Si le deuxième frère part aussi, je rebarre. J’ai un bic à quatre couleurs pour ça.
Ligne de feuille : Diaz Graham, prénom corrigé à la table.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.




