Dimanche, j’ai appelé ma mère, en Indiana, comme chaque dimanche après le dîner. Je lui ai expliqué la Coupe de France. Mardi, Challans, qui joue en NM1, a battu Boulazac, de l’élite, cent sept à nonante-six. Et Challans avait commencé le match avec quatorze points d’avance, à cause de l’écart de division. Il les a gardés jusqu’à la fin.
Il y a eu un silence sur la ligne. Ma mère a demandé qui avait marqué ces quatorze points. J’ai dit : personne. Le règlement.
Let me tell you, en 2000, quand je suis arrivé à Charleroi avec un sac et un contrat d’un an, j’aurais aimé qu’on me donne quatorze points pour l’écart entre l’université et une salle avec des lignes de badminton. On ne m’a rien donné. On m’a donné une jatte de café et un horaire.
Alors j’ai défendu Challans. Douze tirs à trois points sur vingt et un, je lui ai dit. Vingt-quatre points de Marquise Moore. Et le même soir, Denain a battu Gravelines-Dunkerque cent six à huitante et un : sur les vingt-cinq points d’écart, sept venaient des divisions, mais sept joueurs de Denain ont dépassé les dix points. Oscar Wembanyama en a mis seize, le meilleur de l’équipe. Ça, c’est partager le ballon. Les fundamentals, c’est ça aussi.
Elle a écouté. Puis elle m’a demandé si à Antibes aussi, il y avait eu des points offerts. Antibes, en ÉLITE 2, a battu Roanne quatre-vingts à septante-huit. Je lui ai dit que la source ne me donnait pas ce détail-là, seulement les deux points d’écart.
Elle a demandé si quelqu’un, dans ces trois matchs, avait défendu. J’ai dit que les clubs de l’élite avaient fini la soirée avec une victoire pour trois défaites, et qu’il en reste trois à jouer la semaine prochaine.
Elle a dit : donc quatorze points, ça ne suffit pas, il faut encore jouer. Tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.




