Un match qui commence à quatorze, zéro. J’ai lu ça et j’ai eu le micro dans la main avant la fin de la phrase. Parce qu’un score qui existe avant l’entre-deux, ça s’annonce. C’est le moment.
Voilà ce que je fais, moi, si on me donne le micro mardi soir. Le noir. Les deux projecteurs de la fancy-fair. « Mesdames et messieurs, dames en heren, avant même le premier ballon, votre équipe mène de… » [jingle] Blanc de deux secondes. « …QUATORZE POINTS ! » Et la salle fait du bruit pour un panier que personne n’a vu partir.
Après, je laisse jouer, parce que Challans n’en est pas resté là. Douze tirs à trois points sur vingt et un. Vingt-quatre points de Marquise Moore, que je présente comme il faut, numéro, poste, prénom après un blanc. Score final, cent sept, nonante-six. Les quatorze du début étaient toujours là à la fin.
Même soirée, Denain bat Gravelines-Dunkerque cent six, quatre-vingt-un, et sept joueurs passent les dix points. Sept présentations individuelles, sept jingles. Je n’en ai coupé que trois chez moi, je ferais tourner. Et sur l’écart de vingt-cinq, sept points venaient des divisions, donc là aussi, quelqu’un avait des points à annoncer avant le coup d’envoi.
J’ai cherché comment la sono a vraiment salué ces quatorze points mardi. La source n’en dit rien. Un score qui tombe du règlement, sans musique, sans noir, sans personne au micro pour dire que ça commence. Je dis ça, je dis rien. C’est une occasion de moins.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.




