Joe Mazzulla a confié les rotations de Boston à Mike Conley pour un match de présaison contre Charlotte. Un joueur de 39 ans, sur le banc, aux commandes. Selon Basket USA, c’étaient ses premiers pas de coach. Un joueur qui passe de l’autre côté du banc, ça, c’est un moment. Et un moment, ça mérite une annonce.
Moi, je l’aurais fait comme ça, un samedi à huit heures et demie. Les néons coupés, enfin la moitié, parce que le concierge. Les deux projecteurs de la fancy-fair sur le banc. « Mesdames et messieurs, dames en heren, ce soir, à la tête de nos amis, un nouvel entraîneur… » Blanc de deux secondes. [jingle] « … MIKE CONLEY ! » Et là, faites du bruit.
Et puis le match. Deux minutes de jeu, Derrick White prend sa deuxième faute. Conley le laisse sur le parquet. White n’en refait pas. Les plans tiennent. Je l’aurais dit au micro, ça : « Décision du coach, le cinq reste. » Non, pas de point d’exclamation, je l’ai déjà mis. Je l’aurais dit fort, c’est tout.
Mazzulla était assis à côté de lui, à le guider sur certains points. Deux coachs pour un banc. Je présente les deux, c’est la règle de la maison. La moitié des GM le voient entraîneur, et Sam Hauser dit qu’il ferait « un entraîneur de dingue ». Lui, il a dit : « Je ne veux pas tourner la page ».
Deux entraîneurs, une case. Je note.
Chez nous, quand notre meneur a voulu coacher un quart, le président a dit oui, et ma sono a sorti le jingle de l’entracte. Il a coaché quand même. Personne n’a applaudi. Il est resté dans le basket, lui aussi. Il tient la cafétéria.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




