Mike Conley a géré les rotations de Boston contre Charlotte. Un match de présaison. Joe Mazzulla le lui a proposé avant le match, Conley l’a dit à Basket USA. Avant ça, Mazzulla avait déjà donné un match entier à ses assistants, une mi-temps chacun.
J’ai lu ça avec ma farde ouverte. Ma première question était simple. Qui signe la case de l’entraîneur.
Sur ma feuille, il y a une case entraîneur et une case assistant. Une personne par case. Si c’est un joueur qui coache, il est sur la feuille deux fois, et je n’ai qu’un bic. Mazzulla était assis à côté de lui et l’a guidé sur certains points. Ça, chez nous, on appelle ça deux entraîneurs. Je note les deux.
Après deux minutes, Derrick White prend sa deuxième faute. Conley le laisse sur le parquet. White ne commet plus de faute. Moi, deux fautes à la deuxième minute, je lève les yeux vers le banc, c’est tout. Je ne décide rien. Je compte jusqu’à cinq. Les plans de Conley ont tenu, et ma colonne aussi.
Il a dit que ça avait « complètement chamboulé » ses plans. Une feuille aussi, ça se chamboule quand le banc change de chef en cours de saison. Je ne suis pas contre. Je demande qu’on me prévienne avant l’entre-deux.
Un joueur qui devient coach pour un soir, et personne ne l’a présenté au micro. Je dis ça, je dis rien.
La feuille, elle, est simple. Case entraîneur : Conley, au crayon. Case assistant : Mazzulla, au bic. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




