Charlotte menait cinquante-deux, quarante-quatre à la pause à Detroit, et a perdu nonante-sept, quatre-vingt-neuf. Entre les deux, selon BasketNews, Charles Lee a décidé que Naz Reid ne jouerait plus. Après le match, il a dit que Naz n’avait « pas répondu à nos standards en première mi-temps ». Et puis : « Mais j’attends de lui qu’il réponde à ces standards dès le prochain match. »
Des standards. J’ai soupiré. Chez nous aussi, on a des standards, hein. Ils sont punaisés au-dessus de la machine à café de la buvette, écrits au bic par ma trésorière en 2011 : on remet les jetons dans la boîte, on ne laisse pas la porte du local ouverte, le dernier qui sort éteint. Trois lignes. Tout le monde les a lues, personne ne les respecte, et je n’ai jamais mis personne sur le banc pour ça. Je n’ai pas assez de monde pour en asseoir un.
Là-bas, ils ont Royce O’Neal, qui a pris le poste en seconde période. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente : moi, si je sors quelqu’un à la mi-temps, c’est la personne qui tient la caisse qui part, et la buvette ferme.
Naz Reid, lui, tournait à 19,5 points de moyenne sur ses quatre premiers matchs à Charlotte. Vendredi, il y a Washington, et la NBA Cup qui commence. Je lui souhaite un vestiaire chauffé et quelqu’un qui lui dise où sont rangés les essuies. Les standards, c’est plus facile au chaud.
Moi, la porte du local est encore ouverte. J’ai la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.



