Mouvements secondaires, théâtraux ou exagérés. C’est la définition du flopping que donne Monty McCutchen, à la NBA. Moi, j’ai lu ça dans Basket USA et j’ai cru qu’on décrivait mon samedi soir.
Les faits. En présaison, au Madison Square Garden, contre les Wolves. Transition des visiteurs, une poussette de Rudy Gobert sous le cercle, Jalen Brunson qui part. Les arbitres jugent qu’il a trop exagéré. Faute technique pour flopping. Il conteste.
Alors je refais. Micro. Les deux projecteurs de la fancy-fair. Le concierge éteint la moitié des néons, comme d’habitude. « Mesdames et messieurs, dames en heren… faute technique… pour mouvement théâtral… » Blanc de deux secondes. « Jalen… Brunson ! » [jingle]. Et là, je m’arrête. Parce qu’on ne présente pas un joueur pour une technique. Je présente des paniers. La sono, elle, a un avis : elle a lancé le jingle quand même.
McCutchen dit aussi qu’exagérer le contact, c’est dire « Hé, je pense qu’une action irrégulière vient de se produire et j’essaie d’attirer votre attention dessus », et que la ligue ne veut pas priver les joueurs de leur passion. Ça, je signe. Attirer l’attention, c’est mon métier. Sauf que moi, j’ai un micro. Eux ont le parquet.
Chris Finch, le coach des Wolves, veut qu’on ne récompense pas ces actions. James Jones, à la ligue, est sûr que les joueurs s’adapteront.
Le théâtral, chez nous, c’est le neveu du président en dinosaure. Personne ne lui a jamais mis de technique, hein.
Le seul geste théâtral autorisé dans une salle, c’est le mien. Et encore, le concierge a laissé la moitié des néons. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.


