La NBA veut mettre une puce dans son ballon. Une puce Bluetooth, avec Wilson, qui sait si quelqu’un l’a touché avant qu’il sorte. Adam Silver a dit à CNBC qu’on pourrait l’utiliser pour l’arbitrage dès 2027. Rien n’est décidé, hein.
Moi, j’ai un sac de ballons. Il est dans le local derrière la buvette, à côté des volants du badminton. On ne sait jamais exactement combien il y en a dedans. Un ballon qui dit où il est, chez nous, ce serait déjà une révolution : on aurait retrouvé celui qui est parti dans le minibus après Andenne.
La puce pèse environ un gramme. « Personne n’a pu faire la différence », a dit Adam Silver. Ça, je comprends. Chez nous non plus, personne ne fait la différence entre nos ballons. Ils ont tous la même couleur, celle de la salle en janvier.
Ils ont essayé en G League, en Summer League, en présaison. Et plus tard, dans plusieurs années, une version pour le grand public, pour analyser la mécanique des tirs. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente. Mais je les vois venir, mes U10, demander au ballon pourquoi ça ne rentre pas. Le ballon ne va rien leur dire sur le panier réglable resté à deux mètres soixante depuis le badminton.
Je leur souhaite, à la NBA, quelqu’un qui recompte les ballons à la fin. Avec ou sans puce, il en manque toujours un.
Bon. J’ai encore le sac à ranger, et la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




