Las Vegas a gagné le Game 3, nonante-quatre, quatre-vingt-trois, et Indiana rentre à la maison. Ce qui fait parler, c’est l’écart aux lancers francs : trente-cinq pour les Aces, vingt pour le Fever. Les Aces en ont mis vingt-huit, Indiana quatorze.
Moi, des écarts pareils, je connais. Le samedi, à la buvette, il y a toujours une table qui reçoit ses cafés avant l’autre. Ce n’est pas qu’on l’aime plus, hein, c’est qu’elle est plus près du comptoir. L’autre table vient me voir, je dis que je ne sais pas servir tout le monde en même temps, et on recommence la semaine suivante.
Stephanie White, elle, a parlé après le match. Elle a dit : « La pilule est dure à avaler lorsque vous n’obtenez pas de coup de sifflet et qu’il n’y a aucune régularité. » Je comprends. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente, et je sais ce que c’est de rentrer le soir avec une défaite et une pilule.
Et puis il y a Caitlin Clark qui, quand sa coach a évoqué l’écart aux lancers francs, a juste murmuré « Hmmm, interessant », selon Sporza. Ça, chez nous, c’est la trésorière quand je lui annonce le prix du mazout pour le chauffage. Elle ne dit rien d’autre. Elle n’a pas besoin.
Je souhaite aux deux clubs une bonne fin de saison, et à celle qui fermera la salle de Las Vegas ce soir quelqu’un pour l’aider. Moi, j’ai encore les chaises à ranger.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




