Nikola Jokic était interrogé, au media day des Nuggets, sur ce que la sélection serbe et les matchs internationaux à forte pression lui ont apporté. Sa réponse est partie plus loin que la question. « J’aimerais que chaque joueur NBA puisse aller jouer six mois en Europe, juste pour voir combien il y a de pression », a-t-il dit, selon BasketNews.
Il a donné un calendrier plutôt qu’une théorie : « Tu joues le mercredi contre l’Olympiacos en Grèce, puis tu joues à domicile contre le Red Star ou le Partizan. Si tu perds trois matchs de suite, c’est une grosse affaire là-bas. Les gens le prennent au sérieux. Il y a beaucoup de fierté. » Et sur la NBA : « Je sais que ça paraît stupide, mais en NBA, on voit que certains joueurs ont besoin d’avoir leurs tirs, leurs points ou n’importe quelle statistique. »
Jokic parle d’un endroit qu’il connaît. Selon BasketNews, il s’est formé au Mega Basket en Serbie avant de rejoindre la NBA en 2015, il a trois titres de MVP, un titre NBA avec Denver en 2023, l’argent olympique à Rio et le bronze à Paris.
Darnell, lui, a fait le stage de six mois dans l’autre sens. Il l’a prolongé d’un quart de siècle.
Dimanche, j’ai lu la phrase à ma mère, en Indiana. Six mois en Europe pour voir la pression. Elle m’a demandé combien de temps j’avais fait, moi. J’ai dit : je suis venu pour un an, en 2000, avec un sac. Ma première semaine à Charleroi, j’avais pris seize tirs. Le coach m’a sorti et m’a demandé qui avait fait le box-out. Personne, c’était moi qui devais le faire. On avait perdu septante-deux, septante et un. Le lundi, le boulanger savait. Le mardi, le facteur savait. Ma mère m’a demandé si j’avais compris en six mois. J’ai dit : non, il m’en a fallu vingt-cinq ans, et je dis toujours « pas mal » trop tôt. Elle a dit : tu vois, il est gentil, il leur donne six mois.
Jokic n’a pas précisé qui paierait les billets d’avion. Il a précisé l’essentiel : « En Europe et en sélection, le plus important, c’est de gagner le match. »
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.






