Toni Kukoc a parlé de fondamentaux sur l’émission croate Sport Nedjeljom. L’ancien ailier des Chicago Bulls, aujourd’hui conseiller spécial du club avec lequel il a disputé une partie de ses 945 matchs de carrière en NBA et remporté trois titres entre 1996 et 1998, estime que Nikola Jokic et Luka Doncic ont un QI basket élevé, venu selon lui de l’école européenne et balkanique.
« Jokic et Doncic ont un QI basket élevé, venu de l’école européenne et balkanique des fondamentaux. Ils maîtrisent les bases à la perfection, et leur compréhension du jeu est bien plus avancée que le reste de la ligue », a-t-il déclaré, rapporte Eurohoops.
Kukoc juge Jokic « génie du basket phénoménal », mais rappelle qu’à son époque, la raquette était encombrée de pivots traditionnels et physiques, alors que Jokic n’affronte pas trois centres défensifs de ce genre à chaque match. Il reconnaît par ailleurs que Jokic, Doncic et Giannis Antetokounmpo ont chacun été élus MVP, tout en refusant d’admettre qu’ils dépassent Drazen Petrovic, Dino Radja, Vlade Divac, Arvydas Sabonis ou Sarunas Marciulionis. Il note aussi que les joueurs MVP actuels bénéficient de la science du sport moderne, des diététiciens et de systèmes de récupération que sa génération n’avait pas. Kukoc a aussi évoqué la série documentaire The Last Dance, et l’importance de la polyvalence sur le terrain, un standard qu’il dit avoir appris sous Phil Jackson.
J’ai appelé ma mère, en Indiana, dimanche, pour lui lire ça. Elle m’a demandé ce que ça voulait dire, les fundamentals, pour un homme qui vient de Split. J’ai dit : la même chose que pour un homme qui vient de Charleroi. La passe au bon moment, les trois dribbles avant le lancer franc, savoir où on doit être avant même que le ballon y arrive. Ma mère a demandé si Kukoc avait joué contre des pivots comme ceux de son époque à elle, ceux qui prenaient toute la raquette. J’ai dit oui, et que c’est pour ça qu’il en parle encore. Elle a trouvé que ça ressemblait beaucoup à ce que je répète à mes U10 depuis vingt-cinq ans, sauf qu’eux, ils n’ont pas encore de diététicien. J’ai dit que le box-out, lui, n’a pas changé depuis Split, Charleroi, ou l’Indiana. Elle a dit : tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.







