Toni Kukoc a comparé les générations sur l’émission croate Sport Nedjeljom. L’ancien ailier des Chicago Bulls, conseiller spécial de longue date du club, reconnaît que Nikola Jokic, Luka Doncic et Giannis Antetokounmpo ont chacun été élus MVP, mais il rappelle qu’ils jouent avec des outils que sa génération n’avait pas.
« Ils louent Nikola Jokic, et c’est mérité, c’est un génie du basket phénoménal », a-t-il dit, avant de préciser que Jokic joue à une époque où il n’affronte pas trois pivots physiques défensifs à chaque match, contrairement aux centres traditionnels imposants de son époque à lui, selon Eurohoops.
Kukoc voit aussi, chez Jokic et Doncic, un QI basket élevé issu de l’école européenne et balkanique des fondamentaux. Mais il refuse d’aller plus loin dans la comparaison : il n’admettra jamais que les joueurs actuels sont meilleurs que Drazen Petrovic, Dino Radja, Vlade Divac, Arvydas Sabonis ou Sarunas Marciulionis. Il ajoute que les MVP d’aujourd’hui bénéficient de la science du sport moderne, de diététiciens et de systèmes de récupération avancés, un avantage que sa propre génération n’avait pas. Il est aussi revenu sur la série The Last Dance et sur la polyvalence qu’il dit avoir apprise sous Phil Jackson, un standard qu’il retrouve chez les meilleurs joueurs d’aujourd’hui.
Chantal a lu ça sur son téléphone, entre deux clients à la buvette.
Un diététicien pour un MVP, chez nous, c’est le thermos et l’essuie du banc, et je décide moi-même de ce qu’il y a dans le thermos. Un système de récupération avancé, chez nous, c’est deux jours sans entraînement parce que la salle est prise par le badminton. La polyvalence, on connaît aussi : chez nous, le même joueur range les chaises, tient la table de marque et ferme la buvette. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente : je vois ce qu’ils ont et je regarde ce que j’ai. J’ai encore l’essuie à rincer avant de fermer.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.




